• Histoire de la famille de La TOUR-SAINT-PAULET (devenue La TOUR d'AUVERGNE-LAURAGUAIS)Print Family Tree

    C'est à tort que cette famille revendique d'une part un lien généalogique avec la famille de La Tour d'Auvergne, d'autre part la possession de la seigneurie de Laurac, capitale du Lauragai.

    On peut s'en rendre comte en consultant la base: titre / domaine : seigneur / de Laurac où l'on retrouve tous les possesseurs de ce fief jusqu'à Bertrand de La Tour d'Auvergne auquel le roi Louis XI l'échangea contre le Comté de Boulogne que la couronne voulait reprendre pour des raisons miliaires.
    http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=pierfit_w&lang=fr&dsrc=amotour+%2F+Apollon&m=TT&t=seigneur&p=de+Laurac

    Avant de s'appeller de La Tour de Saint-Paulet, cette famille semble avoir porté le patronyme de La Tour de La Roche.
    Il n'y a jamais eu de famille de La Tour de Laurac ou de Lauragais.
    Le nom et les armes que cette famille porte sont de pure fantaisie, comme d'ailleurs la notice qui suit. / Apollon

    Origine: peut-être Laurac (Aude) où est connu Bernard de La TOUR vivant en 1247, père de Bernard, cité dans un acte de vente du 4 des calendes de septembre 1288 et dans un autre du 10 des calendes de juin 1290 (voir Bibliothèque Nationale Manuscrits Doat).
    Ils firent un acte de vente au monastère de Prouille, commune de Fangeaux (Aude) le 6 des calendes de juin 1304.

    Quoiqu'il en soit l'origine de la famille est languedocienne.
    Filiation: suivie depuis Bernard, grand père d'Arnaud de LATOUR, seigneur de CASTANET-TOLOSAN (Haute Garonne), de VIEILLEVIGNE (Haute Garonne), de GARDOUCH (Haute Garonne), de MONTESQUIOU-GUITAUT (Haute Garonne), de PUGNIER (Aude), qui testa devant Raimond CARRIÈRE, notaire à Toulouse le 30,6.1440, et fut inhumé dans l'église Saint Jacques de Montesquieu.
    Ses père et grand-père, tous les deux nommés Bernard, sont rappelés dans un acte du 23.4.1440 et sont dits inhumés à Toulouse, couvent des Dominicains. Un dénombrement de seigneuries fut fait au Roi Charles VI par acte du 18.12.1386 (chambre des comptes de Montpellier).
    Son fils Hugues fut nommé capitoul de Toulouse en 1441. Fixés à Saint Paulet (Aude), suite au mariage de Jean Jacques Sgr de Lauzerville (Haute Garonne), Auzeville-Tolosanne (Haute Garonne) et Castanet-Tolosan le 24.3.1613 avec Jeanne de PEYTES de MONTCABRIER, fille de Jean, seigneur de Saint Paulet.
    Leur fils Adrien dénombra le 25.6.1665 pour Saint Paulet au bureau des finances de Toulouse et fut maintenu noble, par Bezons, le 3.11.1668 sur preuves de 1564 à l'intendance de Saint Papoul (Aude).
    Jacques de La TOUR de La ROCHE fut maintenu noble le 26.11.1669 au diocèse de Lavaur (Tarn) par de Bezons.

    Jean Claude de La TOUR de SAINT-PAULET fut déclaré usurpateur de noblesse par défaut de présentation le 8.10.1699 par Lamoigon.

    Ses descendants futren ensuite sans doute réhabilités car ils furent admis comme page du Duc d'Orléans le 23.6.1778.
    Baron d'Empire par décret du 24.6.1808 pour le cardinal évêque d'Arras, et décret impérial du 2.1.1814.
    Prince romain par bref du 31.10.1859.

    Adjonction du nom d'Auvergne le 3.8.1814, reconnu par acte de famille du 5 août 1807, passé devant Me Tramblay, notaire à Grenoble (Isère), entre le Duc de BOUILLON (lequel ?) et les La TOUR d'AUVERGNE-LAURAGAIS .
    Légalité du nom confirmée par arrêt du conseil d'état en réalité, un (jugement d'homologation d'État-Civil par le TGI d'Orléans / Apollon) du 2.12.1829. A.N.F. en 1967.

    Autre note critique On a voulu confondre Bernard, grand-père d'Arnaud, avec Bernard fait chevalier en 1244 par Raymond VII Comte de Toulouse.
    Cela ne peut être exact, car Bernard de La TOUR, de Laurac, condamné pour hérésie à la prison perpétuelle le 12.8.1247, ne porte pas le titre de chevalier dans les actes le mentionnant (voir La Faille).
    De même certains auteurs, Baluze et ses successeurs, ont voulu faire épouser à Alazie, soeur du Comte de Toulouse Raymond VII, un certain Bernard de La TOUR.
    Dom Vaissette, dans son histoire du Languedoc, t.III, pièces justificatives, met un terme définitif à cette légende. Il n'existe qu'une Alazie, décédée en 1193; épouse du vicomte de Béziers, Roger II, et fille de Raymond V, et non de Raymond VI. La femme de Bernard de La TOUR, seigneur de Laurac (dont le nom est en réalité Bernard-Athon de NIORT (1212-1258) / Apollon), seigneur de Laurac, est appelée Blanche lors de sa condamnation pour hérésie. le 22.3.1248.
    La filiation donnée par La Chesnaye Desbois et Dom Caffiaux, et reprise par l'annuaire de la noblesse de 1910, ne peut être exacte dans ses premiers degrés. Ils font de Bernard II, cité 10 des calendes de juin 1290, décédé . avant 1298, le père de Bernard III, cité dans un acte de vente au monastère de Prouille le 6 des calendes de janvier 1304, marié en 1357 avec Condorce de Châteauneuf (sans doute bien âgé), lui-même père d'Arnaud testant en 1440 et époux d'Antoinette de Mayrolles, vivante veuve en 1445.
    L'écart des générations est bien important. Il semble qu'il y ait une ou deux générations manquantes.
    Quant à faire de Bernard Il le père de Bertrand époux de Béatrix d'OLLIERGUES, il s'agit d'une monstrueuse erreur de Baluze, reprise par La Chesnaye-Desbois et ceux qui l'ont recopié, à laquelle le Père Anselme et tous les auteurs sérieux, tels le comte de Remacle, auteur d'un fort remarquable dictionnaire des familles d'Auvergne, hélas non publié, ont opposé le démenti le plus cinglant.
    Sur la prise du nom de La TOUR d'AUVERGNE, on consultera les arrêts des différentes juridictions cités in extenso dans l'annuaire de la noblesse de 1910.
    Signalons en 1788 dans le "mémoire sur le droit qu'a la noblesse de Languedoc de nommer ses députés aux Etats Généraux du royaume dans les assemblées par bailliages et sénéchaussées" figurent au diocèse de Castres: De la TOUR de SAINT-PAULET, et au diocèse de Toulouse: le marquis de La TOUR de SAINT-PAULET.

    La prise du nom de La Tour d'Auvergne Lauraguais ne s'est faite que bien après la Révolution dans le contrat de mariage à Paris 1er du 21.5.1821 de Charles Melchior Philippe Bernard né à Essen en Westphalie le 6.1.1794, qui ne put produire d'acte de naissance, mais uniquement un acte de notoriété supplétif de l'acte de naissance, faux avéré puisque Charles de La Tour-Saint-Paulet savait bien son vrai nom, mais homologué posterieurement par le tribunal de première instance de la Seine tlu 9.5.1821.
    Quoiqu'il en soit le nom usurpé est considéré comme légal depuis cette date;
    La lettre de reconnaissance de parenté de 1807 par le Duc de Bouillon (qui n'a aucune valeur juridique pour changer de nom / Apollon) n'apporte pas grand chose sur la question puisqu'il est historiquement prouvé qu'il n'y a pas de communauté d'origine entre les La Tour d'Auvergne-Saint-Paulet et Ies La Tour d'Auvergne.

    Michel Authier, Noblesse Française subsistante...

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