• GÉNÉALOGIE DE LA FAMILLE D’AURIAC

    Amiel d’Auriac (1050, 1067, 1094)
    En 1067, Guifred de Cerdagne, Archevêque de Narbonne, donna en fief à Olivier, seigneur de Termes (voir la généalogie de la famille de Termes), la moitié de la villa d’Albières, sauf l’église et les droits qui appartenaient en seigneurie directe à Amiel d’Auriac, qui devait déjà tenir l’autre moitié. (Marcel Floutié et Gauthier Langlois –Communauté de communes du Massif de Mouthoumet)
    En 1094, Amiel et Pierre d’Auriac, consentent à une donation que fait leur frère, Bernard-Bertrand, à l’abbaye de Cubières, Bérenger de Peyrepertuse est témoin de l’acte (certainement en qualité de seigneur supérieur du Pérapertusès, dont dépend l’abbaye de Cubières).
    Bernard-Bertrand d’Auriac (1094)
    En 1094, Bernard-Bertrand d’Auriac donne, avec le consentement de ses frères Amiel et Pierre et de Bérenger de Peyrepertuse, à l’abbaye Notre-Dame de Cubières l’église de Celeta sur l’Orbieu avec ses dîmes, une vigne à Lanet et l’église Saint-Paul des Eugues.
    Pierre d’Auriac (1094, 1125)
    En 1094, Amiel et Pierre d’Auriac, consentent à une donation que fait leur frère, Bernard-Bertrand, à l’abbaye de Cubières, Bérenger de Peyrepertuse est témoin de l’acte (certainement en qualité de seigneur supérieur du Pérapertusès, dont dépend l’abbaye de Cubières).
    Un plaid de justice réunit en 1125 les représentants de l’abbaye de Lagrasse et la noblesse locale, parmi lesquels : Pierre d’Auriac, Pierre et Bernard de Cucugnan, Xeginar et Ermengaud de Soulatge…

    Raymond d’Auriac (entre 1067 et 1070, 1140 ?)
    Entre 1067 et 1070, Raymond-Bérenger, comte de Barcelone, reçoit le serment de Raymond, fils d’Amiel et de dame Péraure et Bertrand, fils de dame Raine pour le château d’Auriac.
    En 1140, un Raymond d’Auriac est cité comme « fils d’Amiel d’Auriac et de dame Douce », il semble vraisemblable qu’il s’agisse là du même Raymond, le nom de sa mère ayant subi une erreur de copiste à une date ultérieure.
    Bertrand d’Auriac (entre 1067 et 1070)
    Entre 1067 et 1070, Raymond-Bérenger, comte de Barcelone, reçoit le serment de Raymond, fils d’Amiel et de dame Péraure et Bertrand, fils de dame Raine pour le château d’Auriac.
    Amiel d’Auriac (1140)
    Vers 1140, le vicomte Roger Trencavel reçoit les serments de fidélité de Raimond, fils d’Amiel et dame Douce, d’Amiel, fils de dame Laurete et Bertrand, fils de Pierre d’Auriac et d’Adalmurs de Fenolhet pour le château d’Auriac. Le frère de Bertrand prête lui serment pour le château de Castlar (commune de Fourtou).

    Bertrand d’Auriac (1140, 1173, 1193, 1210)
    Bertrand d’Auriac apparait dans les textes en 1140, lorsqu’il prête serment de fidélité au vicomte Roger Trencavel, aux côté de ses cousins, Raymond et Amiel d’Auriac pour leur château d’Auriac, ainsi que son frère qui prête serment pour le château de Castlar (commune de Fourtou), son nom nous est inconnu pour le moment.
    L’identité de ses parents nous est connue puisqu’il est dit « Bertrand, fils de Pierre d’Auriac et d’Adalmurs de Fenolhet », sa mère étant soit une sœur, soit une cousine d’Arnaud III de Fenolhet (dernier vicomte de Fenolhet de lignée masculine), et son père ne peut-être autre que le Pierre d’Auriac de 1094 et 1125, frère d’Amiel et de Bernard-Bertrand d’Auriac.
    A cette date de 1140, Bertrand partage donc la seigneurie du château d’Auriac avec ses deux cousins germains Raymond et Amiel (cela veut-t-il dire que leur frère Bertrand est décédé avant cette date ?).
    En octobre 1173, Bertrand d’Auriac apparait comme témoin à la confirmation du testament de son cousin Arnaud III de Fenolhet devant la vicomtesse Ermengarde et l’archevêque Pons de Narbonne. Il y atteste avoir assisté à la rédaction dudit testament le 28 septembre précédent, à Lagrasse.
    Ce testament comporte une clause qui dit que Bertrand d’Auriac et Pierre-Olivier de Termes doivent hériter de la moitié des droits sur la vicomté si l’enfant du défunt Arnaud, qui semble-t-il est sur le point de naitre au moment de sa mort, ne lui survit pas, « en considération de leurs parenté et des services qu’ils lui ont rendu. Close devenue nulle puisque Ave de Fenolhet vivra et qu’elle lèguera ses droits à son fils Pierre (le célèbre faydits). On ne sait s’il hérita quand même de quelques biens ce jour-là, mais cela semble indéniable, et cela pourrait expliquer la possession par le même Bertrand d’Auriac, de la « seigneurie de l’église et château de Serpages, sur les terres de Soulatge », en plein Pérapertusès, domaine des vicomtes de Fenolhet, qui nous est connue bien des années plus tard en 1210, dans le testament de celui-ci.
    En Avril 1193, Bertrand d’Auriac apparait à Montgaillard, toujours aux côté de la famille de Peyrepertuse, dans un acte de donation fait par une partie des enfants de Bérenger « le vieux » de Peyrepertuse (Bérenger « le jeune », Pierre, Guillaume et Guéraude) à l’abbaye de Fontfroide. Donation confirmée par les parents Bérenger « le vieux » et Condors, et le reste de leurs enfants le même mois au castrum de Fabrezan, mais Bertrand n’y participe pas, seuls les deux Bérenger, de Rouffiac et de Cucugnan participent aux deux, certainement plus proches de la famille de Peyrepertuse.
    Bertrand d’Auriac, sentant certainement sa mort venir, donne en 1210 à la communauté de Fontfroide sa terre du Val de Cédeillan et les usages qu’il y percevait, sauf le droit du seigneur de Peyrepertuse, dont il tenait ce bien. Il cède aussi deux mas allodiaux à Soulatge, ainsi que tous les droits qu’il tient en ce lieux, « excepté seulement la seigneurie de l’église et château de Serpages » et accorde le droit de dépaissance dans tous ses domaines à la communauté de Fontfroide.
    Il semblerait que Bertrand garde pour lui (et ses descendants ?) la seigneurie de Serpages, qui peut être assimilée de nos jour au lieu-dit Pierre-Pagès, connu dans les textes comme fortification secondaire de Peyrepertuse durant le XIème siècle sous le nom de Popia.
    ? d’Auriac (1140)
    Frère de Bertrand d’Auriac, il prête serment au vicomte Raymond Roger Trencavel en 1140 pour le château de Castlar.

    Pierre Raymond d’Auriac (1131, 1133)
    Comme leurs voisins de Termes, les seigneurs d’Auriac sont accusés d’usurper les droits seigneuriaux de l’archevêque. A la suite d’un procès, Pierre-Raymond d’Auriac et Raymond-Amiel, son fils, reconnaissent en 1131 et 1133 tenir la seigneurie d’Auriac en fief de l’Archevêque de Narbonne, pour lequel ils font hommage et serment de fidélité.
    La sentence arbitrale, rendue par l’évêque de Béziers et les archidiacres de Narbonne força les seigneurs à prêter hommage et serment de fidélité à l’archevêque. La répartition des droits seigneuriaux est à cette occasion précisée.
    L’archevêque est le seul seigneur justicier et se réserve certains droits tels qu’une part du gros gibier. Les autres droits sur Albières, Saint-Just, Soulatge et Savignan sont partagés par moitié.

    Raymond-Amiel d’Auriac (1131, 1133)
    Comme leurs voisins de Termes, les seigneurs d’Auriac sont accusés d’usurper les droits seigneuriaux de l’archevêque. A la suite d’un procès, Pierre-Raymond d’Auriac et Raymond-Amiel, son fils, reconnaissent en 1131 et 1133 tenir la seigneurie d’Auriac en fief de l’Archevêque de Narbonne, pour lequel ils font hommage et serment de fidélité

    Bernard d’Auriac (1176)
    Bernard d’Auriac apparait dans un acte du Chartier de l’abbaye de Fontfroide datée de décembre 1176, à Narbonne, « dans la courtine de l’église Saint-Paul ».

    Amiel d’Auriac (1157, 1183, 1206, 1226)
    Après son accession au siège épiscopal, Bérenger de Narbonne, demi-frère du comte de Barcelone, se confirmé en 1157 la possession du château d’Auriac par le roi Louis VII. Quant à Amiel d’Auriac, il est déclaré rebelle et ses biens sont confisqués.
    Concernant l’identité de cet Amiel, il est tout à fait possible que ce soit le même que celui de 1140, demi-frère de Raymond et de Bertrand, tous fils d’Amiel d’Auriac (premier du nom, qui aurait donc eut trois femmes ?).
    Une autre hypothèse est qu’il soit un fils de l’un des coseigneurs cités en 1140 (Raymond, Amiel ou Bertrand).
    En 1183, Amiel d’Auriac fait hommage à l’archevêque pour le castrum d’Albières. A cette date, Albières constitue donc un habitat fortifié comprenant un château et un village.
    Un serment d’un certain Amelius d’Auriac, avec ses deux fils Ermengaud et Bernard, pour Castlar dans la vallée de l’Orbieu en 1186. (Hélène Debax)
    Amiel d’Auriac apparait en qualité de témoins dans un acte de l’abbaye de Lagrasse daté du 29 juin 1206.
    Nous ne savons pas ce qu’il advint de son fief d’Albières, mais l’on sait par contre qu’Amiel d’Auriac, pour avoir été rebelle à la croisade, vit tous ses biens confisqués.
    Cependant il pût récupérer une partie ou la totalité de ses biens puisque les archives de l’abbaye de Fontfroide nous informent qu’en 1226, Amiel d’Auriac légua dans son testament à l’abbaye « son homme Bérenger Vital avec son masage », ainsi que ses droits dans le territoire de Jonquairolles. Le « masage » semble être une maison que ce Bérenger Vital tenait d’Amiel d’Auriac à Albières.

    Bérenger-Rigaud d’Auriac (18 mai 1252)
    Le 18 mai 1252, à Narbonne, Bérenger Rigaud d’Auriac, signe en qualité de témoin au « serment d’obéissance aux commandements de l’Eglise et de l’archevêque de Narbonne » du vicomte Amalric.

    Bertrand d’Auriac (1318)
    Certains membres de la famille d’Auriac ont servi l’Eglise, Bertrand d’Auriac fût l’un d’eux. Il devint en 1318 vicaire générale de l’évêque de Carcassonne et inquisiteur épiscopal. Dès lors il eut un rôle très actif dans la lutte contre les hérétiques.

    Bernard d’Auriac (1326)
    En 1326, Bernard d’Auriac, seigneur de Lapalme, est coseigneur d’Albières.

    Sicard d’Auriac (1347)
    Vers 1347-1375, les chevaliers Bernard de Peyrepertuse et Sicard d’Auriac tenaient chacun une moitié du château d’Albières en fief de l’archevêque de Narbonne. Quand l’archevêque vient dans son château, les deux chevaliers doivent l’orner de la bannière de Saint-Just (armes de l’archevêché : d’argent à la croix de gueules) comme marque de supériorité et crier « vive l’Eglise ! ».

    Pierre d’Auriac (vers 1400)

    Raymonde d’Auriac

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